Tout d'abord, pourquoi mettre en place ce projet à l'internat ?


Une petite explication sur le « pentathlon moderne » peut d’abord être utile.
Sport inventé par le baron Pierre de Coubertin, l’épreuve est inscrite au programme olympique depuis 1912. La volonté était alors de permettre à l’athlète « complet » de se révéler. Si l’épreuve a beaucoup évolué depuis plus de 100 ans, elle nécessite toujours des qualités telles que le goût de l’effort, l’organisation personnelle, le développement de ses capacités physiques et la concentration.

Dans le cadre de l’internat le projet « pentathlon moderne» a émergé dès l’ouverture de l’établissement. La vocation de l’internat était notamment de donner la possibilité aux élèves de pratiquer des activités sportives sortant de l’ordinaire. La volonté de développer ce sport composé de 5 disciplines assez élitistes dans nos murs a alors été retenue avant même les premiers travaux de rénovation du site.

Depuis la rentrée 2012-2013 l’établissement a souhaité rendre le projet plus ambitieux en créant une véritable filière sportive, offrant à de jeunes collégiens la possibilité de pratiquer le pentathlon dans un cadre extrascolaire (fédéral). L’idée est de permettre de réaliser un double projet visant d’une part la réussite scolaire et d’autre part l’intégration à un véritable parcours de formation sportif pouvant amener à intégrer le « Parcours d’Excellence Sportif » du Ministère des Sports.

Comment cela fonctionne-t-il ?


Concernant l’organisation annuelle le premier temps est l’intégration à la filière.
Dans ce cadre une journée de test est organisée fin mai, comprenant un entretien individuel et des tests d’aptitude sportive en natation et en course.
Le dossier scolaire est très important car le parcours scolaire de l’élève ne doit pas être perturbé par la charge hebdomadaire supplémentaire.
Un entretien est également mis en place avec chaque famille afin de présenter le projet.
Il est également nécessaire pour les élèves intéressés de posséder de bonnes aptitudes physiques et d’être volontaire. A l’issue de ces démarches les élèves candidats peuvent être retenus pour intégrer la filière en fonction de leur profil.

Dans un deuxième temps, une planification annuelle est mise en place comprenant essentiellement des temps d’entraînement, mais aussi des compétitions UNSS (certains mercredis après-midi) et fédérales (certains week-end), deux visites médicales dans un centre médico-sportif et éventuellement des stages pendant les vacances.

Pour l’organisation hebdomadaire les jeunes athlètes ont environ 12 à 14 heures d’entraînement ajoutées à leur emploi du temps de cours « classique ».
Pour l’année 2013-2014 la « charge d’entraînement » comprend chaque semaine 9 séances :
-3 séances de natation
-2 séances d’athlétisme
-1 séance de tir
-1 séance d’escrime
-1 séance d’équitation
-1 créneau de leçon d’escrime ou 1 créneau « sophrologie / préparation du jeune athlète ».

Ceci est-il compatible avec la scolarité à l'internat ?


La priorité reste la réussite scolaire des jeunes sportifs. La capacité à suivre les cours et le niveau scolaire constituent des critères incontournables pour intégrer la filière. A ce titre la scolarité des élèves de cette filière est particulièrement surveillée.

Les entraînements sont répartis sur les créneaux d’étude et d’internat matin et soir, ou durant les créneaux d’ACF (temps de loisir) entre 13h30 et 15h. Par conséquent la pratique sportive n’empiète pas sur le suivi des cours.
En revanche les postulants à la filière doivent accepter le fait de réduire leur temps libre dans l’internat de manière significative.

La réduction des temps libres et de certains temps d’étude nécessite le développement d’une plus grande autonomie de la part des élèves de la filière. Le travail scolaire personnel doit, de ce fait, toujours être anticipé afin de ne pas accumuler de retards.

Un enseignant chargé du suivi scolaire assure le lien entre la scolarité et l’entraînement, en liaison avec le coordonnateur de la filière, afin de prévenir d’éventuelles difficultés. En cas de manques avérés d’un élève dans une matière, l’élève peut intégrer des groupes de soutien, même si ce soutien est organisé durant des entraînements.

Si la charge de travail personnelle est particulièrement importante durant une période, des créneaux d’entraînement peuvent être supprimés à la demande des élèves. Ceci doit rester exceptionnel car le suivi régulier des entraînements est indispensable pour progresser.

Enfin en cas de cours raté (visite médicale au CMS de Meaux, compétition UNSS) les élèves sont tenus de récupérer les cours auprès d’un élève référent chargé de les noter proprement. Les photocopies seront réalisées auprès de la vie scolaire.

 

Enfin quel bénéfice en tirent les élèves participants ?


Il est, bien sûr, un peu tôt pour tirer des conclusions. En effet, l’efficacité du projet ne pourra être observée qu’au cours de plusieurs années.

Sur le plan de l’épanouissement personnel la priorité pour ces jeunes sportifs est le développement du plaisir de pratiquer une activité sportive. Ce plaisir peut s’exprimer sous diverses formes comme le sentiment d’appartenance à un groupe motivé par un projet collectif. En effet, à l’issue de la 1ère année de fonctionnement nous pouvons être satisfaits de la bonne dynamique collective suscitant un réel désir individuel de progresser et de réussir.

Du point de vue de leur formation sportive et personnelle, le projet permet de donner le temps aux élèves de se former durant plusieurs années.
Les jeunes pratiquants vont acquérir progressivement un « bagage » physique, culturel mais aussi affectif enrichissant pour leur formation personnelle. A titre d’exemple, ils obtiendront un bon niveau en natation ou réaliseront des progrès sur la gestion de leurs émotions lors d’une épreuve
A l’issue de leur formation dans le cadre de l’internat les jeunes athlètes les plus compétitifs et les plus motivés pourront prolonger leur double projet scolaire et sportif en intégrant le « Parcours d’Excellence Sportif » en classe de seconde dans le cadre du club d’excellence de Noyon ou bien d’un « pôle France » à Aix en Provence, Font-Romeu ou Talence.